Gustav Mahler

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Gustav Mahler

Compositeur du mois #8

28 juillet 2020

Chaque mois, nous célébrons l’anniversaire d’un compositeur en vous racontant son histoire et en analysant certaines pièces marquantes de son répertoire, ainsi qu’en vous permettant de télécharger les partitions en question gratuitement dans votre bibliothèque Newzik. Ce mois-ci, nous nous intéressons à l’œuvre de l'immense compositeur et chef d'orchestre autrichien : Gustav Mahler.

Comme toujours, nous avons préparé pour nos abonnés une Setlist complète comprenant tous les morceaux que nous allons analyser. Si vous êtes un utilisateur gratuit, nous ne vous avons pas oublié : vous pouvez également accéder aux partitions de votre choix de façon unitaire directement dans le corps de l’article (attention à votre limite de 15 fichiers importés). Abonnez-vous à Newzik pour importer autant de fichiers que vous le souhaitez !

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Quelques mots sur Gustav Mahler

Gustav Mahler, l'enfant prodige

Marie et Bernhard Mahler, deux aubergistes juifs, vivent très modestement à Kaliště, petit village de Bohême, à l’époque sous domination autrichienne (actuellement en République Tchèque). Le 7 juillet 1860, leur deuxième enfant voit le jour : Gustav. A la fin de cette même année, la famille déménage en Moravie, dans la ville d’Iglau, où Gustav grandira.

A quatre ans, il découvre un piano dans la maison de ses grands-parents maternels. Dès lors, sa famille le pousse à poursuivre une carrière dans la musique et l’enfant, confié à des musiciens locaux, acquiert très rapidement une réputation de prodige à Iglau.

En 1871, son père l’envoie à Prague afin qu’il complète sa formation scolaire et musicale. Toutefois, c’est un échec. Mahler le dit lui-même : « J’ai passé ma jeunesse au lycée – je n’ai rien appris ».

En 1875, alors que son père était à l’origine contre le fait qu’il poursuive une carrière dans la musique, il est enfin autorisé à partir à Vienne. Il se concentre surtout sur ses cours de piano avec Julius Epstein, mais suit également des cours avec Robert Fuchs (harmonie) et Franz Krenn (composition et contrepoint).

Lors de sa première année au conservatoire il gagne le premier prix du concours de piano de l’école, et termine ses études en 1878.

Début de carrière

Dès 1880 il présente sa première composition importante, aux influences wagnériennes, Das klagende Lied, au concours Beethoven de la Société de Amis de la Musique, mais ne remporte pas de prix. Cet échec ajouté à des problèmes financiers le pousse à se tourner vers une carrière de chef d’orchestre.

Durant l’été 1880 il est engagé dans un petit théâtre de Hall, où il est censé servir de chef d’orchestre mais est surtout le sous-fifre du directeur.

De 1881 à 1882 il dirige l’orchestre du Théâtre de Laibach, puis en 1883 il occupe un poste au théâtre d’Olmütz. Il y travaille d’arrache-pied et donne douze opéras en deux mois, ce qui explique l’absence de composition personnelle à cette époque-là. Grâce à cette performance, il attire l’attention de Karl Überhorst qui lui permet de se voir offrir un emploi au théâtre royal de Cassel.

Malheureusement, il n’y trouve pas son compte. Perdant en autorité, Mahler est confronté à une bureaucratie prussienne très exigeante et on ne lui confie aucun « classique ». Les relations entre Mahler et son employeur sont encore fragilisées lorsque celui-ci envoie une lettre passionnée à Hans von Bülow afin qu’il le prenne en tant qu’élève et le sorte de Cassel. C’est de cette époque que datent les Lieder eines fahrenden Gesellen (Chants d’un compagnon errant, 1885) probablement inspirés par des déboires avec une chanteuse de Cassel.

 Après Cassel il part à Leipzig, où il entame la composition de ce qui sera considéré comme sa Première Symphonie mais qui est en réalité un Poème Symphonique inspiré du recueil Titan. Il souhaite que cette symphonie marque un tournant dans sa carrière et conçoit assez vite que cela arrivera difficilement s’il reste à Leipzig. En 1888, il quitte son poste et rejoint l’Opéra Royal Hongrois à Budapest, où il crée sa Première Symphonie. Il y commence également la composition de sa Deuxième Symphonie. En 1891, et ce jusqu’en 1897, Mahler occupe un poste au théâtre municipal d’Hambourg. Il y compose sa Troisième Symphonie qui ne sera créée intégralement qu’en 1902.

L'Opéra de Vienne

A la fin du XIXème siècle, Vienne ne fait qu’attendre le nom de celui qui remplacera Wilhelm Jahn, alors directeur de l’Opéra de Vienne, qui est souffrant. Mahler souhaite plus que tout saisir cette opportunité, et sollicite l’appui de nombreux artistes reconnus et de politiques (il jouit par exemple du soutien non négligeable de Brahms). A cette époque, l’Autriche était marquée par un puissant antisémitisme ambiant, alors Mahler, conscient que cela puisse être un obstacle, se convertit au catholicisme. En octobre 1897, il remplace définitivement Jahn en tant que directeur de l’Opéra de la Cour de Vienne.

Ainsi, il est directement sous la responsabilité de la famille impériale – plus précisément, il répond au Prince Montenuevo. L’Empereur et sa famille seront un soutien de choix pour Mahler qui sera toujours protégé malgré les critiques et attaques organisées contre lui, ce qui lui permet notamment de moderniser cette institution.

Malheureusement, les critiques envers lui se font de plus en plus vives, notamment lorsqu’il tente des orchestrations modifiées de pièces de Mozart ou Beethoven. Il connaît également ses premiers désaccords avec le Prince Montenuevo. Poussé par l’incompréhension et la virulence de la communauté des musiciens conjuguées à un mauvais état de santé, Mahler quitte la direction de l’Orchestre Symphonique de Vienne en 1901.

Au début du XXème siècle, le compositeur s’installe dans sa villa de Maiernigg dans la région du Wörthersee, où il compose la majorité de son œuvre. A travers ses symphonies, Mahler propose toujours plus de sonorités osées. Il est fustigé par la critique mais persiste. Il trouve enfin l’équilibre entre son travail de Directeur de l’Opéra de Vienne et son goût pour la composition, avec en prime un mariage avec Alma Schindler, fille d’un grand peintre Viennois et fort désirée par la société artistique de l’époque. Le début du siècle marque décidément un tournant majeur dans la vie de Mahler.

L'après-Vienne

La sixième symphonie de Mahler a ceci de prémonitoire qu’elle annonce une année 1907 très difficile pour le compositeur. Il perd sa fille Maria, apprend qu’il est atteint d’une malformation cardiaque, et commence à se lasser de sa vie à l’Opéra.  Il est par ailleurs très lucide quant à son œuvre : il sait qu’il ne sera jamais compris de son vivant, il sait qu’il détient une œuvre tout à fait novatrice, en bref, il sait qu’il ne vivra jamais vraiment son propre succès.

En cette année 1907, Mahler et sa femme quittent L’Europe pour s’installer à New York où il doit travailler trois mois par an (Metropolitan Opera). La notoriété du chef d’orchestre attire énormément de monde : sa prise de poste aux Etats-Unis est donc un franc succès. Lorsqu’il retourne en Europe il peut désormais se consacrer entièrement à la diffusion de sa musique et à la composition. Il termine sa huitième symphonie en 1910 et enchaîne rapidement sur le Chant de la Terre (qui fait en réalité office de Neuvième Symphonie) qui sera la dernière œuvre qu’il terminera.

La création de sa Huitième Symphonie en septembre 1910 est certainement le plus grand succès de la carrière du compositeur. Finalement il aura entendu la critique et le public encenser son œuvre, après un concert colossal.

Mahler et la malédiction de la Neuvième Symphonie

Si Schubert, Bruckner, Dvorak et même Beethoven ont un point commun, c’est qu’aucun d’entre eux n’a pu dépasser le chiffre fatidique de neuf symphonies.

« Il semble que la neuvième soit une limite. Qui veut la franchir doit trépasser. Comme si la Dixième contenait quelque chose que nous ne devrions pas encore connaître, pour quoi nous ne serions pas prêts. Ceux qui ont écrit une Neuvième s'étaient trop approchés de l'au-delà. »

Arnold Schoenberg

 Mahler a pourtant essayé de tricher en nommant sa 9ème symphonie Le Chant de la Terre. Toutefois, lorsqu’il compose sa 10ème symphonie, Mahler sombre dans la folie. Rongé par la jalousie après avoir appris que sa femme le trompait, il écrit en marge de ses manuscrits « La folie s’empare de moi, m’annihile », puis plus loin « Folie, saisis le maudit que je suis ! Détruis-moi avant que j’oublie que j’existe, que je cesse d’être ». Il meurt le 18 mai 1911, ne laissant rien de plus de son œuvre finale qu’un manuscrit inachevé.

Et maintenant, place à la musique !

Nous avons sélectionné quelques-unes de nos compositions favorites de Mahler, et vous proposons des partitions gratuites de chacun de ces morceaux, que vous pouvez télécharger directement dans Newzik pour pratiquer votre instrument !


Symphonie n° 5 en do dièse mineur

Gustav Mahler compose sa Cinquième Symphonie entre 1901 et 1902.

Ce qu’il faut savoir tout d’abord sur cette symphonie est que, pour la première fois, elle ne comporte aucun programme, ce qui signifie qu’il ne nous laisse pas d’indice sur la façon dont on doit interpréter sa musique. A l’époque, les critiques musicaux prenant un malin plaisir à fustiger Mahler à chacune de ses compositions, se sont rués sur cette absence de programme, qualifiant l’œuvre d’incompréhensible. Il n’y a également aucune référence à la religion, à la musique populaire, ni aucun chant.

Cette symphonie est divisée en cinq mouvements :

Partie I

I : Trauermarsch. In gemessenem Schritt. Streng. Wie ein Kondukt

II : Stürmisch bewegt. Mit größter Vehemenz

Partie II

III : Scherzo. Kräftig, nicht zu schnell

Partie III

IV : Adagietto. Sehr langsam

V : Rondo-Finale. Allegro — Allegro giocoso. Frisch

 Les deux premiers mouvements sont emprunts d’un ton funèbre. En effet, cela renvoie très certainement à un événement dramatique de la vie de Mahler : en 1901, celui-ci a bien failli mourir d’une hémorragie intestinale. La symphonie s’ouvre sur une marche funèbre en 2/2 en do dièse mineur, au caractère résigné voire parfois pathétique, où l’on comprend que Mahler affronte calmement la mort, loin de lui l’idée d’en faire une déchirante tragédie.

Après avoir accepté la mort, la suite logique pour Mahler est d’écrire un mouvement très joyeux, qui part un petit peu dans tous les sens. Une sorte d’explosion de créativité qu’il est difficile de comprendre de prime abord. Mahler le dit lui-même : « Pendant 50 ans les chefs d’orchestre le joueront trop vite ! Ils en feront quelque chose d’insensé ! Et le public, ô ciel ! Quelle figure va-t-il faire devant ce chaos qui sans cesse invente un nouveau monde, pour se désagréger un instant plus tard ? ».

Après ce passage mouvementé, Mahler doit calmer le jeu avant le grand final, d’où l’intérêt de l’Adagietto. Ce mouvement est probablement le mouvement de Mahler le plus apprécié, toutes symphonies confondues, si bien qu’à l’époque le public se demandait pourquoi Mahler n’écrivait pas toujours comme cela ? Il est important de noter que si ce mouvement est si beau, c’est notamment par contraste, entre autres, avec le mouvement précédent où il est difficile de s’y retrouver.

Le dernier mouvement est plutôt optimiste, et vise à dédramatiser le tout. Il reprend certains thèmes du premier mouvement mais ne leur donne que peu d’importance pour que finalement, on se dise que tout cela n’est pas si grave.


Das Lied von der Erde

Das Lied von der Erde ou « Le Chant de la Terre » est une « symphonie pour ténor, alto (ou baryton) et grand orchestre ». Mahler la compose en 1907 en s’inspirant de La Flûte Chinoise d’Hans Bethge. La pièce est une succession de six lieder chantés successivement par deux solistes.

L’année 1907 est très difficile pour Mahler qui perd sa fille et apprend qu’il est malade du cœur. Il se retrouve dans les poèmes de La Flûte Chinoise qui lui apportent une certaine consolation en ces moments compliqués.

La pièce se structure comme ceci :

  • Das Trinklied vom Jammer der Erde (« Chanson à boire de la douleur de la terre »), poème de Li Bai
  • Der Einsame im Herbst (« Le Solitaire en automne »), poème de Qian Qi
  • Von der Jugend (« De la jeunesse »), poème de Li Bai
  • Von der Schönheit (« De la beauté »), poème de Li Bai
  • Der Trunkene im Frühling (« L’Ivrogne au printemps »), poème de Li Bai
  • Der Abschied (« L’Adieu »), poèmes de Meng Haoran et Wang Wei 

Chaque mouvement de cette pièce renvoie directement au poème qui lui est associé. La symphonie s’ouvre sur le thème de l’ivresse : un motif de trois notes au cor résonne fièrement, mais est vite rattrapé par la triste réalité « Sombre est la Vie, Sombre est la Mort ».

Le deuxième mouvement est beaucoup plus lent, plus grave et évoque un homme seul face à sa tristesse qui, même dans la Nature, ne peux trouver la sécurité intérieure.

Le troisième mouvement fait office de scherzo avec les deux suivants : il est rapide et court, et dépeint la Chine et ses paysages.

Le quatrième décrit ou narre trois épisodes : « des jeunes filles sur les rives cueillent des fleurs de lotus », « parmi les branches galope une jeune et galante compagnie que les jeunes filles suivent des yeux avec nostalgie », « l'éclat de leurs grands yeux verts et la chaleur de leur regard sombre trahissent encore l'émotion de leur cœur ».

Le cinquième reprend le thème de l’ivresse avec d’un côté un ivrogne qui chante trop fort et de l’autre un oiseau qui annonce le printemps.

Le dernier mouvement évoque un poète à qui l’ami adresse ses adieux définitifs. La coda superpose des tonalités d’Ut majeur et de La mineur avec des paroles excluant toute conclusion d’ordre terrestre : « la Terre adorée, partout, fleurit au printemps et reverdit : partout, toujours, l'horizon bleu luira ! Éternellement... Éternellement... ».


Symphonie n° 2 en Ut mineur, dite "Résurrection"

La Deuxième Symphonie en ut mineur de Gustav Mahler est composée entre 1888 et 1994 et est intitulée « Résurrection ». Cette symphonie traite notamment de la mort, ou plutôt de la continuité entre la vie et la mort. Elle dure 90 minutes et s’articule autour de cinq mouvements :

  1. Allegro maestoso [Totenfeier]
  2. Andante moderato
  3. [Scherzo]. In ruhig fließender Bewegung — attacca
  4. « Urlicht ». Sehr feierlich, aber schlicht
  5. Im Tempo des Scherzos. Wild herausfahrend

 Le premier mouvement, Totenfeier ou « Rituel des Morts » est écrit en 1891 alors que Mahler ne sait pas encore à quoi va ressembler le reste de la symphonie. Il décrit ce mouvement avec ces mots : « Nous nous trouvons auprès de la tombe d’un être aimé. Pour la dernière fois nous passons en revue sa vie, sa lutte, ses souffrances, ses aspirations… ». Il s’agit d’une marche en do mineur (comme le modèle du genre, la Marcia funebre de la Symphonie Héroïque de Beethoven), plus ou moins fondée sur le modèle de la sonate. On y trouve le contraste qui transparaît dans l’ensemble de l’œuvre : des passages éclatants, violents et d’autres de renoncement profond et douloureux.

Mahler décrit le deuxième mouvement comme une « nostalgie des temps innocents désormais révolus ». Il s’ouvre par un Länder joyeux et détendu exposé en La bémol majeur par les cordes. On retrouve également des thèmes du premier mouvement accompagnés d’un contre-chant des violoncelles.

Contrairement au premier, le troisième mouvement est « tranquille et coulant », mais reste toutefois assez négatif : il évoque notamment le doute.

La fin de cette symphonie est inspirée d’un poème de Klopstock qu’il entend lors des obsèques de Hans von Bulow qui avait vivement critiqué le premier mouvement lorsque Mahler le lui avait présenté. Le dernier mouvement s’achève triomphalement après 30 minutes avec un chœur scandant « Tu ressusciteras ! » et le héros s’exclamant « Résurrection ! Je mourrai afin de vivre ! ».


Kindertotenlieder

Les Kindertotenlieder sont un cycle de cinq lieder composés entre 1901 et 1904. Les textes sont extraits d’un recueil de 428 poèmes écrits par Friedrich Rückert après la mort de deux de ses enfants. Les cinq chants sont les suivants :

  1. Nun will die Sonn' so hell aufgehn
  2. Nun seh' ich wohl, warum so dunkle Flammen
  3. Wenn dein Mütterlein
  4. Oft denk' ich, sie sind nur ausgegangen
  5. In diesem Wetter, in diesem Braus

La femme de Mahler, lorsque celui-ci publie cette œuvre, en veut à son mari. En effet, elle déclare : « je ne puis comprendre que l'on puisse chanter la mort d'enfants quand, une demi-heure auparavant, on a serré et embrassé les siens, gais et en santé. », elle ajoute, s’adressant à Gustav : « Pour l'amour de Dieu, tu peins le diable sur la muraille ».

La pièce est conforme au style post-romantique de Mahler et, de la même manière que les textes, la musique transmet un mélange d’émotions parmi lesquelles de l’angoisse, du déni ou encore la ressuscitation fantasmée des enfants. Le dernier mouvement se conclut en majeur, dans une sorte de transcendance.

La mélodie de violoncelle dans le dernier mouvement renvoie au final de la troisième symphonie de Mahler, intitulé « Was mir die Liebe erzählt » (« Ce que me dit l’amour »). Le fait que cette pièce termine là-dessus laisse penser que, pour Mahler, si la mort est puissante, l’amour l’est encore plus.


Nous espérons que vous avez apprécié cet épisode du Compositeur du Mois et que vous passerez un bon moment en travaillant ces morceaux ! Nous vous donnons rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode du Compositeur du Mois.

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AUTEUR

Aurel Beaumann

Marketing Manager