Compositeur du mois : Gabriel Fauré


par Nathan Bessis

Bienvenue dans Compositeur du Mois !

Chaque mois, nous célébrons l’anniversaire d’un compositeur en vous racontant son histoire et en analysant certaines pièces marquantes de son répertoire, ainsi qu’en vous permettant de télécharger les partitions en question gratuitement dans votre bibliothèque Newzik. Cette fois, nous vous parlons de l’un des grands compositeurs français du XIXe siècle : Gabriel Fauré.

Comme toujours, nous avons préparé pour nos abonnés une Setlist complète comprenant tous les morceaux que nous allons analyser. Si vous êtes un utilisateur gratuit, nous ne vous avons pas oublié : vous pouvez également accéder aux partitions de votre choix de façon unitaire directement dans le corps de l’article (attention à votre limite de 15 fichiers importés). Abonnez-vous à Newzik pour importer autant de fichiers que vous le souhaitez !

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Quelques mots sur Gabriel Fauré

Études et début

Gabriel Fauré eest un pianiste, organiste et compositeur français. Il est né le 12 mai 1845 à Pamiers (Ariège), d’un père instituteur, Toussaint-Honoré Fauré (1810-1885) et de Marie-Antoinette-Hélène Lalène-Laprade (1809-1887), mère d’une grande famille de 6 enfants. Gabriel, le plus jeune de la fratrie, part à seulement 9 ans en 1954 de leur maison familial de Foix, pour rejoindre l’École de musique classique et religieuse de Paris, aussi appelée École Niedermeyer.

Il étudie au sein de cette institution pendant onze années, où il rencontre de nombreux musiciens de renom, notamment Camille Saint-Saëns, enseignant de piano, qui lui présente la musique de grands compositeurs : Robert Schumann, Frédéric Chopin, Franz Liszt. Il y rencontre aussi le directeur, Gustave Lefèvre avec qui il apprend la composition.

Dans cette école il compose une vingtaine de ses fameuses mélodies et s’initie même à la musique religieuse, avec notamment son célèbre Cantique de Jean Racine (1864 : écouter), pour chœur à quatre voix mixtes, cordes et orgue, à seulement 19 ans.

Carrière

En 1871, après la guerre franco-prussienne dans laquelle il prend part aux combats, Fauré est nommé organiste titulaire à Paris à Saint-Honoré-d’Eylau puis à Saint-Sulpice jusqu’en 1874. Il termine sa Sonate pour violon et piano nº 1 op. 13, l’année suivante ainsi que son premier Nocturne pour piano (op. 33 n° 1) qui paraît très audacieuse pour l’époque.

En 1878-1879, il va en Allemagne où il a la chance de rencontrer Liszt et d’écouter des œuvres de Richard Wagner. Le compositeur épouse Marie Fremiet, en 1883. Fille du sculpteur Emmanuel Frémiet, Marie et Gabriel auront deux fils ensemble. Malgré cela Fauré tombe en dépression. Il connaît à ce moment un vrai manque de reconnaissance musicale, d’autant plus que ses musiques lui rapportent très peu car son éditeur, ayant tout les droits, vend ses partitions seulement 50 francs pièce.

“Pour moi, l’art, la musique surtout consiste à nous élever le plus loin possible au-dessus de ce qui est.”

Gabriel Fauré

La chance arrive enfin

Dans les années 1890, la chance sourit enfin au compositeur. Il est nommé, en 1892 Inspecteur de l’enseignement dans les conservatoires de France puis professeur de composition.

A 51 ans, il remplace Jules Massenet en tant que professeur de composition au Conservatoire de Paris. Il a, sans le savoir à ce moment, l’honneur d’enseigner à de grands noms comme Maurice Ravel, Georges Enesco ou encore Nadia Boulanger.

En 1905 il est nommé directeur du Conservatoire, malgré sa surdité apparue quelques années plus tôt. Considéré comme un homme discret et modeste, il parvient tout de même avec autorité à rénover la prestigieuse institution.

“L’effroyable tempête que nous traversons nous rendra-t-elle à nous-même en nous rendant notre sens commun, c’est-à-dire le goût de la clarté dans la pensée, de la sobriété et de la pureté dans la forme, le dédain du gros effet !”

Gabriel Fauré

La fin de sa vie

Entre 1907 et 1913, Fauré se lance dans la composition d’un opéra : Pénélope. Ce projet ne fut pas un grand succès et le laisse, selon sa propre expression, “aplati de fatigue”. Il finit sa vie en composant surtout de la musique de chambre. Quelques jours avant sa mort, il termine son quatuor à 4 cordes que certains voient comme un déclin dû à sa surdité et d’autres comme le génial aboutissement d’une quête musicale qui ne doit rien aux évolutions de son temps.

Il meurt de pneumonie le 4 novembre 1924, et des funérailles nationales ont lieu en son honneur à l’église de la Madeleine avant d’être inhumé au cimetière de Passy à Paris.

Et maintenant, place à la musique !

Nous avons sélectionné quelques-unes de nos œuvres favorites parmi les très nombreuses que Fauré a composées, et vous proposons des partitions gratuites de chacun de ces morceaux, que vous pouvez télécharger directement dans Newzik pour pratiquer votre instrument !

Barcarolle No.1 Op.26

Les « Barcarolles » sont une série de treize pièces pour piano écrites par Gabriel Fauré tout au long de sa vie de compositeurs, et font partie de ses œuvres les plus emblématiques. La première Barcarolle fut composée en 1880 et créée pour la première fois par son professeur Camille Saint-Saëns deux ans plus tard devant la Société Nationale de Musique.

L’œuvre démarre dans un style vénitien des plus traditionnels suivant un rythme ternaire en 6/8, dont la forme devient par la suite plus élaborée avec l’introduction du second thème : une ligne mélodique dans le registre médium accompagnée d’arpèges délicats dans les aigus et les graves. Bien que cette œuvre ait été composée au début de la carrière de Fauré, on peut déjà y détecter ces subtiles dissonances discrètement insérée au milieu d’une ambiance générale douce et feutrée, qui deviendra par la suite la marque de fabrique du compositeur, son style s’affirmant avec les années.

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Cantique de Jean Racine

Le Cantique de Jean Racine est l’une des œuvres vocales les plus célèbres de Gabriel Fauré. Écrite en 1865 alors qu’il n’avait que 19 ans, cette pièce pour quatre voix et piano (ou orgue) lui valut le premier prix de composition de l’école Niedermeyer de Paris, où il étudiait à l’époque.

Après une longue introduction instrumentale, les quatre voix entrent l’une après l’autre. Un pont instrumental module vers la tonalité de La bémol majeur, puis celle de Si bémol mineur. L’œuvre atteint alors son climax, puis revient à son ambiance initiale, lente et solennelle. Les paroles de cette œuvres sont tirées de Jean Racine, qui les avaient lui-même adaptées d’un cantique du début du Moyen-Âge, « Consors parterni luminis » attribué à l’archevêque Ambroise de Milan (340-397).

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Études Tableaux Op.39

Les Études Tableaux sont l’un des recueils d’œuvres les plus connus de Rachmaninov, qui marquent pour de nombreux commentaires l’apogée de sa musique et de son style pianistique.

Ce second cahier (Opus 39) fut composé entre 1916 et 1917, et regroupe neuf “tableaux” pour piano qui sont de véritables histoires contées : des scènes de fête foraines, une tempête de neige, une marche funèbre, ou encore l’histoire du petit chaperon rouge… sans que Rachmaninov ne donne jamais de titre à aucun de ces tableaux, préférant laisser à chacun la liberté de son interprétation. Ce faisant, disait-il, il oblige à “peindre soi-même ce que chaque pièce nous suggère le plus”.

Amis pianistes, déliez-vous les doigts : vous en aurez besoin pour vous attaquer à ces œuvres de haut niveau, qui vous donneront du fil à retordre !

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Sonate pour violon et piano No.1

La Sonate pour violon et piano No.1 en La majeur, Op.13, est la première des deux sonates de ce type écrites par Gabriel Fauré. Composée entre 1875 et 1876, elle fut créée à la Société Nationale de Musique en 1877 par Fauré lui-même au piano, accompagné de la violoniste Marie Tayau lors d’une performance qui rencontra un fort succès. Dédiée au violoniste Paul Viardot, frère de Marianne Viardot avec qui Fauré venait de se fiancer, cette œuvre est considérée comme l’une des œuvres majeures de la musique de chambre française de la fin du XIXe siècle.

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Nous vous proposons également un arrangement de cette œuvre pour quintet à corde, afin de ravir le plus grand nombre d’entre vous.

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Quartet à cordes No.1

Le Requiem de Gabriel Fauré est certainement son œuvre la plus majeure, et est souvent considérée comme le plus beau requiem du XIXe siècle. Son écriture demanda de nombreuses années à Fauré, qui l’entama en 1877 mais n’acheva la version chorale qu’en 1891, bien qu’une première version incomplète ait été créée à Paris dans l’église de La Madeleine le 16 janvier 1888.

Fauré lui-même expliqua que cette œuvre avait été composée « pour le simple plaisir d’écrire », et non en raison de la perte de sa mère ainsi que le supposaient plusieurs commentateurs (faisant ainsi un rapprochement évident avec le Requiem de Brahms, écrit pour cette raison). Fauré en voulait pour preuve que les premiers passages dataient de 1877, soit une dizaine d’années avant la mort de sa mère.

Après avoir achevé la version chorale en 1891, Fauré continua a travailler sur l’œuvre afin de l’adapter en version symphonique, pour se conformer à la mode de l’époque ainsi que lui recommandait son éditeur. La version symphonique de 1893, à laquelle l’arrangeur Roger Ducasse aurait contribué d’après diverses sources, fut présentée au public lors de l’Exposition Universelle de 1900. Fort de son succès, elle fut ensuite représentée à plusieurs reprises dans divers pays d’Europe. Naturellement, elle fut également jouée lors des funérailles nationales de Fauré à l’Église de la Madeleine, le 8 novembre 1924.

Considérée comme l’une des plus grandes œuvres du XIXe siècle, le Requiem de Fauré eu une postérité considérable et fut jouée à l’occasion de grands évènements politiques, en particulier à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Preuve qu’il s’agit bien d’un chef d’œuvre, cette pièce reçu également son lot de critiques, notamment de la part de Pierre Boulez et Oliver Messaïen qui n’appréciaient guère l’esthétique travaillée par Fauré dans cette œuvre.

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Nous espérons que vous avez apprécié cet épisode du Compositeur du Mois et que vous passerez un bon moment en travaillant ces morceaux ! Nous vous donnons rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode du Compositeur du Mois.

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