Félix Mendelssohn: Compositeur du Mois

by | Fév 21, 2020

Bienvenue dans Compositeur du Mois !

Chaque mois, nous célébrons l’anniversaire d’un compositeur en vous racontant son histoire et en analysant certaines pièces marquantes de son répertoire, ainsi qu’en vous permettant de télécharger les partitions en question gratuitement dans votre bibliothèque Newzik. Cette fois, nous nous intéressons à l’œuvre de l’un des plus grands compositeurs et pianistes allemands de la période romantique: Felix Mendelssohn.

“Bien que tout le reste m’apparaisse superficiel et repoussant, la moindre petite tâche musicale a le pouvoir de m’absorber, et m’emmène loin de la ville, du pays, de la terre, et de toutes les choses humaines, si bien qu’il m’est d’une évidence absolue qu’il s’agit d’un cadeau de Dieu.”

Felix Mendelssohn

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Quelques mots à propos de Mendelssohn

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L’enfance de Mendelssohn

Felix Mendelssohn est né le 3 février 1809 à Hambourg, en Allemagne, au sein d’une famille juive de la ville. Il est le petit fils de Moses Mendelssohn, un célèbre philosophe juif de l’époque. A deux ans, Felix, son frère, ses deux sœurs et ses parents déménagent à Berlin, où il commence à prendre des leçons de piano avec Ludwig Berger, ainsi que de composition sous la tutelle du compositeur K.F. Zelter. En 1816, il approfondit sa formation grâce aux conseils avisés de la pianiste Marie Bigot alors qu’il réside à Paris avec sa famille.

Le jeune Felix Mendelssohn montre rapidement des aptitudes musicales évidentes. Pendant son enfance, il compose non seulement quelques opéras mais aussi pas moins de 11 symphonies, et donne sa première représentation à Berlin, en 1818, alors qu’il n’est âgé que de neuf ans.

 

Les premières œuvres de Felix Mendelssohn

En 1819, Felix Mendelssohn rejoint la prestigieuse Singakademie – l’académie de musique – et se lance à corps perdu dans la composition. Au cours de la seule année 1820, il compose une sonate pour violon, deux sonates pour piano, de nombreuses chansons, une cantate, un court opéra ainsi qu’un quartet pour voix masculines. C’est dire s’il est prolifique. Quelques années plus tard, en 1826, il signe ce qui restera dans l’histoire comme l’une de ses œuvres les plus connues : l’ouverture du Songe d’une Nuit d’Été.

L’année suivante à Berlin, il présente son opéra Le marriage des Camacho – le seul opéra écrit par Mendelssohn qui sera donné en public de son vivant. C’est également à cette période qu’il commence à diriger un orchestre à la Singakademie. En 1829, il conduit une représentation de la Passion selon Saint Matthieu, de Bach, qui rencontre un très bon accueil et lui ouvre de nombreuses portes, notamment celle de la London Philharmonic Society où il est invité à diriger la même année. Il se rend donc en Angleterre, et passe également quelques temps en Écosse, où lui vient l’inspiration de sa Symphonie No. 3. Il mettra plus de 10 ans à terminer cette œuvre, également surnommée la “Symphonie écossaise”.

Bien que sa préoccupation première soit à l’époque la direction d’orchestre, Mendelssohn n’en reste pas moins un compositeur prolifique. En 1830, il écrit sa Symphonie No. 5 en Ré Mineur – “Réformation”, et débute peu après une tournée européenne qui durera trois ans. A cette époque, il publie également son premier recueil, intitulé Romances sans Paroles (1832). En 1835, signe de sa renommée grandissante, il est nommé à un poste prestigieux : celui de chef du Gewandhaus Orchestra de Leipzig.

 

Seconde partie de sa carrière

Deux années plus tard, en 1837, Mendelssohn compose son Concerto pour Piano No. 2 en Ré mineur, et la même année se marie à Francfort avec Cécile Jeanrenaud, la fille d’un clerc, qui n’est alors âgée que de 16 ans. Ensemble, ils auront 5 enfants. De 1838 à 1844, il travaille avec acharnement sur ce qui constituera l’un des ses œuvres les plus marquantes, son Concerto pour Violin en Mi mineur.

Il fonde également le Conservatoire de Musique de Leipzig, dont il devient le directeur, et place ainsi la ville au centre de la scène musicale allemande de l’époque. Après avoir achevé son Concerto pour Violon en Mi mineur, Mendelssohn entreprend avec son orchestre une série de concerts. En 1846, il présente sa dernière œuvre, Elijah, au Festival de Birmingham.

 

La fin de sa vie

En mai 1847, un évènement tragique va profondément affecter Mendelssohn : la mort de sa sœur Fanny, qui avait toujours été une source d’inspiration pour lui. Cette perte le dévaste, et il tombe rapidement malade. Sa santé, déjà mise à mal par une carrière très intense, se détériore rapidement. Six mois plus tard, il meurt d’une attaque à Leipzig, peu après son retour d’un voyage en Suisse.

Malgré son jeune âge au moment de sa mort, à seulement 38 ans, Felix Mendelssohn s’est imposé comme l’un des compositeurs les plus marquants du romantisme, et l’un des plus importants du XIXe siècle allemand. Quelles autres belles mélodies il aurait pu nous offrir s’il avait vécu plus longtemps ! Mais comme il l’écrivait lui-même dans une lettre à un inconnu :

“La mort est un endroit où l’on ne peut qu’espérer qu’il y ait toujours de la musique, mais plus de peines ou de chagrins.”

Felix Mendelssohn

Et maintenant, place à la musique !

Nous avons sélectionné quelques-unes de nos œuvres favorites parmi les très nombreuses que Mendelssohn a composées, et vous proposons de rapides analyses musicales ainsi que des partitions gratuites de chacun de ces morceaux, que vous pouvez télécharger directement dans Newzik pour pratiquer votre instrument !

Concerto pour Violon en Ré mineur

En 1838, dans une lettre au violoniste Ferdinand David, Mendelssohn écrit : « J’aimerais écrire un concerto pour vous l’hiver prochain. Il m’en vient un en mi mineur qui me trotte dans la tête, et dont le début ne me laisse aucun répit ». Ledit concerto, terminé six ans plus tard en 1844, rencontra un grand succès dès sa première représentation.

Il s’agit sans doute de l’une des œuvres les plus connues du compositeur, et d’un immense classique pour les violonistes du monde entier. S’il n’innove pas par sa structure conventionnelle -mouvement rapide, mouvement lent, puis dernier mouvement rapide- il apporte des nouveautés qui font date et qui contribuent à casser les codes hérités de la période classique pour asseoir les bases au renouveau du romantisme. De fait, au lieu de commencer le premier mouvement par un tutti de l’orchestre qui introduirait le thème, le soliste débute presque immédiatement, après seulement quelques arpèges. La partie de violon solo nécessite une grande virtuosité, et est parcourue de diverses techniques complexes, telles que des double-cordes rapides ou des ricochets frénétiques en amont des cadences. A noter qu’à la fin du mouvement, le concerto se poursuit sans coupure, ce qui constitue également une innovation pour l’époque.

Mettez vos talents de soliste au défi avec la réduction de piano de ce concerto, accompagnée de la partie solo ! (2 fichiers)

Si vous jouez d’un autre instrument à cordes, vous préférerez sans doute télécharger votre partie de cet arrangement complet pour cordes. Chaque partie séparée est accompagnée de la partition conducteur, de sorte que vous puissiez suivre le reste de la musique sans difficulté (2 fichiers par lien).

Octuor en Mi bémol majeur, Op.20

Cette œuvre, au format original, à été composée par Mendelssohn alors qu’il était âgé de seulement 16 ans, en 1825, et remaniée légèrement en 1832. Il y fait déjà preuve de talents d’écriture indéniables, et la pièce est notamment parcourue de nuances particulièrement appuyées, et nombreux contrepoints et imitations. L’octuor est initialement prévu pour être joué par un ensemble composé de quatre violons, deux altos et deux violoncelles, soit un double-quatuor, mais on peut entendre une contrebasse sur certains enregistrements.

L’œuvre suit la forme d’une sonate, avec quatre mouvements, et le premier mouvement est annoté « allegro moderato ma con fuoco » : « avec feu ». Ce « feu » est notamment représenté par le dynamisme des arpèges du violon, qu’accompagnent des ryhtmes syncopés et des contretemps. De nombreux staccatos et trémolos participent également à l’atmosphère agitée de ce morceau.

Là encore, chaque partie séparée est accompagnée de la partition conducteur, pour faciliter le suivi et le travail de l’œuvre.

Romance sans Paroles – Op.19 No.6

Les Romances sans paroles (Lieder ohne Worte) sont un ensemble d’œuvres pour piano, généralement courtes, composées par Mendelssohn à différentes périodes de sa vie et dont certaines ont été publiées à titre posthume jusqu’en 1868. L’opus 19 est un recueil de pièces composées entre 1829 et 1830, et publié cette année-là. La dernière de ces pièces, la « Chanson de gondolier vénitienne », est sans doute la plus connue des 6 que contient l’ouvrage. Il s’agit d’une barcarolle, dont l’origine remonte précisément aux chants de gondoliers, et qui se construisent autour d’une mesure ternaire (ici en 6/8), d’un rythme lancinant qui évoque le mouvement d’une barque, et d’un tempo lent. Cette Romance n’y fait pas abstraction, et tandis que la main gauche exécute des croches qui donnent une sensation de balancement, la main droite joue un thème rythmiquement instable parcouru de ralentis et parsemé de notes de passage qui confèrent au morceau sa couleur mélancolique et si particulière.

Retrouvez la partition piano gratuite de cette Romance sans Parole accompagnée de son fichier MIDI pour vous permettre d’écouter directement cette œuvre dans Newzik pendant que vous la travaillez ! (2 fichiers au total)

Romance Sans Paroles – Op.30 No.6

L’opus 30 des Romances a quant à lui été composé entre 1833 et 1834, et le dernier morceau est également une « Chanson de gondolier vénitienne ». Sans surprise, nous avons également affaire à une barcarolle, mais ici plus rapide, et à la dimension plus dramatique que la précédente, feutrée et nostalgique. Des sforzandi très marqués y donnent la réplique à des trilles longs de plusieurs mesures outrageusement romantiques.

Ici aussi, profitez non seulement de la partition gratuite pour piano mais aussi de son accompagnement MIDI pour vous permettre de travailler plus efficacement (2 fichiers au total).

Nous espérons que vous avez apprécié cet épisode du Compositeur du Mois et que vous passerez un bon moment en travaillant ces morceaux ! N’hésitez pas à nous faire part dans les commentaires de vos morceaux préférés de Mendelssohn. Nous vous donnons rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode du Compositeur du Mois !

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